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Texte à méditer :   J'ai dit au leader russe à quel point je pensais que sa tâche et la mienne seraient facilitées si ce monde était menacé par une autre espèce, d'une autre planète dans l'Univers. Nous oublierons toutes les petites différences locales qui séparent nos pays   Ronald Reagan (Novembre 1985)
 
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Juin 1998 - La Verve et la Sagesse de J. Bond Johnson

Date: 14 Juin 1998 21:33:17 - 0500
De: slk < slk@EVANSVILLE.NET >
 
 

Les ufologues sont souvent mortellement cyniques, aigres, austères, ne souriant jamais. À première vue ça pourrait sembler curieux, il y a tellement d'humour associé aux OVNIs. La plupart se retrouvant dans les comptes-rendus d'observations que l'on retrouvent dans les journaux, où les journalistes qui n'ont pas trouver de débouché pour leur créativité dans des histoires de spectacle de chien peuvent s'en donner à cur joie sur ce sujet. Après un certain temps, ça devient ennuyant, surtout si le sujet vous intéresse. Et comme vous êtes un chercheur sérieux du phénomène OVNI, vous êtes, de près ou de loin, l'objet de la plaisanterie. Donc, les ufologues ne sourient pas trop.

L'une des conséquences de cet état d'esprit est que nous n'arrivons pas à identifier le blagueur ufologique véritablement créatif, dans les rares occasions où il fait surface. C'est le cas de l'humoriste J. Bond Johnson. Même son nom est drôle, le J. est pour James. Vous vous rappelez de l'agent 007 ?

Maintenant à l'âge de 80 ans, et après une vie bien remplie, il se retrouve avec lui-même, inquiet que le monde ne l'ait oublié, lui et ses réussites. La sénilité n'est pas le seul déficit causé par l'âge. On perd aussi les compagnons du passé qui écoutaient ses histoires et riaient, partageant la gaieté. Donc J. Johnson a fait une chose naturelle, se chercher une autre audience pour sa verve exceptionnelle.

En 1947 J. Johnson travaillait au Fort Worth, Texas, Star-Telegram en tant que photographe et journaliste. Un jour il a était envoyé au bureau du Brigadier Général Roger Ramey pour photographier des matériaux provenant d'un " disque volant ". Un communiqué de presse de la base de l'Armée de l'Air de Roswell en avait proclamé la capture, causant tout un tumulte. Johnson est arrivé, Speed Graphic en main, a pris les photos et les a livrés au journal. C'est tout ce qu'il a fait, en gros, selon ce qu'il a dit à Kevin Randle lors d'un entretien téléphonique de trois heures, enregistré, 42 ans après l'événement.

Avec une grande quantité de photographies, les originaux pris dans le bureau de Ramey furent données par le journal à l'Université du Texas, qui entretient une énorme archive photographique. L'université a fait des copies à tout ceux qui voulaient en obtenir, contre paiement. De cette manière, les enquêteurs de l'affaire de Roswell de même que l'Armée de l'Air des États-Unis (USAF), ainsi que la CIA grâce à l'USAF, ont pu obtenir ces célèbres clichés et de les étudier avec soin.

La première aventure de J. Johnson dans le monde de l'ufologie vint avec son association avec un autre blagueur, William Moore. C'est le gars qui s'est levé lors d'un symposium du MUFON et a admit - ou proclamé - que pendant plusieurs années, il avait coopéré avec des agences gouvernementales en leur fournissant des informations OVNI et en les aidant à répandre de la désinformation. Moore a beaucoup écrit sur Roswell et, dans une évaluation honnête de son livre, le disait " ... un disgracieux mélange de faits et de fictions" .

Que Moore et Johnson s'associe n'est pas surprenant étant donné leurs mutuelles inclinaisons et intérêts dans les fabrications. Depuis des années le duo proclame que les photos dans le bureau de Ramey montrent les " vrais " débris, ceux trouvés sur le ranch Foster, et décrit en détail par les divers témoins.

Les ufologues sérieux n'ont pas vu l'allusion, ont manqué le coup de coude et le clin d'oeil. Ils scrutèrent et re-scrutèrent ces photos. Même chose du côté de l'USAF lorsqu'ils ont entreprit de revoir l'affaire de Roswell, recrutant les facilités d'analyse photographique de la CIA. Mais les photos montrent seulement une cible radar. Il en a toujours été ainsi parce ce que c'est ça - et rien que ça - qui était sur le plancher de Ramey. Même J. Johnson l'a concédé, éventuellement, mais seulement après que beaucoup de fumée ait été soufflé dans beaucoup d'yeux. (Moore n'était plus dans le paysage depuis longtemps.)

Maintenant, après une longue absence de la scène, J. Johnson est revenu brasser les chaînes. Cette fois-ci, il n'a aucun partenaire, juste l'Internet. Il a composé un communiqué, écrit comme s'il émettait d'un journaliste neutre, et de cette manière est née sa dernière plaisanterie. La revendication majeure est toujours la même, légèrement amendée : les photos montrent une cible radar, mais à l'avant-plan, passant inaperçu par les innombrables observateurs, il y a certains " vrais " débris.

Le communiqué de J. Johnson commence par : " L'Université du Texas à Arlington a annoncé que le 1er juin 1998, une exposition spéciale sera présentée dans la Section des Collections Spéciales (Special Collections Section) de la Bibliothèque Principale mettant en vedette de puissants agrandissements des photos, vieilles d'un demi-siècle, du célèbre incident de Roswell. "

" En faisant l'annonce, le Dr. Gerald D. Saxon, Directeur Associé pour les Collections Spéciales, énonçaient que l'exposition spéciale sera une réponse à la très grande demande du public pour voir en détail, et de près, les nouveaux agrandissements des célèbres et controversées photos des débris d'un OVNI qui fut "capturé" par les forces militaires américaines au Nouveau-Mexique en 1947 et récemment retravaillées pour en rehausser les détails. "

Bien sûr, cette " récente annonce " émanait du traitement de texte, encore fumant, de J. Bond Johnson, mais le lecteur est habilement gouverné loin de ce fait.

Un appel à la Bibliothèque de l'UTA a révélé que oui, ils ont reçu beaucoup d'appels à propos des photos à la suite du communiqué de J. Johnson. Oui, les photos sont disponibles aux visiteurs. Mais contrairement aux fantastiques revendications de J. Johnson, " l'exposition spéciale " ne consiste, seulement, que des quatre photos prises dans le bureau de Ramey dans le format 16 par 20 pouces, le plus grands qu'ils font. Elles sont sous un plastique, disposés sur une table. Aucune précautions spéciales de sécurité n'ont été prises, simplement parce qu'il n'y en avait aucune nécessitée.

La Bibliothèque n'a aucune idée de ce que J. Johnson veut dire par " supers-agrandissements ". Il ne savent pas non plus de quoi il parle quand il revendique que les images montre " des débris du réel accident ". Ils sont inquiets que leur service au public ressemble à un cirque. Il semble donc que les bibliothécaires ne sont qu'un autre groupe qui ne comprend pas l'humour de J. Johnson.

J. Johnson a aussi déclaré que, quand l'USAF avait révisé le problème de Roswell en 1994, ils y eut une chaude dispute avec la Bibliothèque de l'UTA à propos des photos, exigeant apparemment que les originaux soient transférés au gouvernement. J'ai demandé que la Bibliothèque commente cette revendication, et j'ai reçu la réponse suivante du Dr. Saxon.

" Jane Klazura, un membre du personnel dans la Division des Collections Spéciales de la UT - Bibliothèques d'Arlington, m'a transmit votre lettre, non daté, à propos des négatifs/photos de Roswell détenues par l'UTA. J'ai tenu à répondre à vos questions afin qu'il n'y ait aucune erreur sur ce que nous avons fait, dans le passé, avec les négatifs/photos.

" Dans votre lettre, vous mentionnez que M. Johnson a dit qu'une agence gouvernementale américaine avait eut une " dispute " avec l'UTA à propos de ces photos. Ce n'est simplement pas vrai. Il n'y a pas eut de dispute. Il y a quelques années, l'USAF a voulu analyser les négatifs de Roswell, et nous avons fournis des copies de haute qualité des négatifs. Il s'agit d'une politique et d'une pratique d'archives, nous n'envoyons les négatifs originaux à personne. L'USAF était très satisfait de la qualité des négatifs fournit et les a utilisé dans leur analyse.

" Pour votre information, je parle en connaissance de cause puisque j'étais en charge des Collections Spéciales alors. Notre membre du personnel en charge de la collection de photos du Star-Telegram à l'époque, Betsey Hudon, est maintenant à la retraite. Les négatifs/photos de Roswell font partie de la collection du Star-Telegram, qui a presque un million d'image. "

On supposerait que J. Johnson nous en dirait juste un peu plus sur la méthode par laquelle les photos auraient récemment été magnifié ou amélioré, révélant les " réel " débris que les autres n'ont pas trouvé. Malgré les requêtes répétées pour élucider ce point vital, ses réponses ont été extrêmement obscures. Michael Lindemann l'ayant interviewé, a écrit que le procédé consistait à utiliser une photocopieuse pour agrandir la partie de la photo, en plusieurs étapes !

Lindemann n'ayant pas compris l'humour, et je suppose que le désespoir de Johnson d'obtenir un sourire des ufologues, la convaincu de fournir un détail qui allait indubitablement vendre la mèche. Il a commencé par dire que l'agrandissement avait était fait à Staples, une chaîne d'approvisionnement de bureau. Selon cette version, c'est Staples qui fournit un service par lequel une photo ou document est " digitalisé " et transféré à un disque d'ordinateur. L'image ainsi " digitalisé " peut alors être magnifiée presque infiniment. Les professionnels savent que c'est ridicule.

Une fois encore, nous n'avons pas vu l'indice. Quand J. Johnson a parlé de Staples, ça aurait dû être l'occasion d'un grand éclat de rire, et non les froncements de sourcils qui affligeaient les ufologues.

J'ai payé l'UTA 24 dollars chacun des sept photos qu'ils offrent, dans le format 16 par 20 pouces. Une fois encore, je suis l'objet de la plaisanterie. Un examen minutieux, avec une loupe, n'a révélé aucun de l'attirail exotique dont parle J. Johnson.

Alors un ami a employé un logiciel pour agrandir l'image (un vrai, pas Staples) et les photos ont été agrandi soixante fois. Encore rien. Mon ami, qui est en contact avec J. Johnson, lui a transmit la mauvaise nouvelle. J. Johnson, toujours blagueur, lui a répondu que mon ami doit être aveugle.
 
 

R. J. Durant

10 Juin 98

Cet article était sur le site Chucara (qui n'existe plus)


Date de création : 26/09/2018 : 10:10
Catégorie : -
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